les anniversaires des mois précédents

13 août

Charles-François Vuillermet, portraitiste d’exception

Charles-François Vuillermet, né le 13 août 1849 non loin d’Yverdon-les-Bains, est une importante figure artistique du canton de Vaud. Dès l’âge de douze ans, il pratique le dessin dans le cadre d’une fabrique de rubans à Bâle. En 1962, il intègre l’atelier d’un artiste peintre et graveur zurichois, Jean Bryner, puis en 1869, celui du grand peintre français Jean-Léon Gérôme à Paris.
Charles-François Vuillermet est très tôt un portraitiste d’exception et ses œuvres sont exposées à de nombreuses reprises en Europe, notamment au salon de Paris de 1880. L’artiste s’engage, dès 1908, à rédiger des notices sur des artistes vaudois dans le Dictionnaire des artistes suisses.
Une grande partie de son travail prend la forme d’une large contribution à la sauvegarde du patrimoine. Dès le début du XXème siècle, il réalise Le Vieux Lausanne, un ouvrage qui rassemble des dessins et des gravures des vues de la capitale vaudoise ; l’objectif est de conserver des traces des monuments mis en péril par des projets de destruction. Son initiative est d’ailleurs à l’origine de la collection du musée historique de Lausanne qui ouvre ses portes en 1918, quelques mois après sa mort. 

Louis Rime, huile, 1897, 29 X 27 cm

Raphaël Ose

2 août

Robert Héritier, graveur mosaïste

Issu d’une famille valaisanne, Robert Héritier est un peintre, graveur, mosaïste et céramiste né le 2 août 1926 à Tolochenaz (VD) et décède en 1971 à Lutry. Dès son plus âge, il porte un vif intérêt pour la céramique et débute ses études à l’Ecole suisse de céramique à Chavannes de 1942 à 1946. Il se porte ensuite vers la gravure et complète sa formation auprès d’un maître graveur à l’Ecole des beaux-arts de 1951 à 1955.
Dès 1959, il enseigne à mi-temps à l’école d’art et métier de Vevey, puis il devient maître enseignant en 1962. Robert Héritier affectionne tout particulièrement la gravure sur bois qui constitue une grande partie de sa production. Les figures et les formes qui habitent ces œuvres sont fortement stylisées. La composition est épurée et les lignes sont solidement posées afin d’accentuer l’expressivité de ces œuvres.
La singularité de son style lui vaut plusieurs commandes pour des étiquettes de bouteilles de vin, notamment pour les vins Les Fils Maye à Riddes. Il participe aussi aux illustrations de livre pour enfants ou encore pour la réalisation de décors religieux dans diverses églises de suisse romande, notamment pour l’église de Cheiry (FR) dont la Fondation conserve des maquettes de l’autel.

Étiquette des années 60 –  gravure sur bois – 12×8 cm

Raphaël Ose

9 août

Gil Henriod, musicienne, danseuse et peintre autodidacte

Gil Henriod, née Gilberte Reymond le 9 août 1904 à Lucens, décédera en 1987 à Sion. Institutrice de formation, elle se tournera très vite vers la création artistique, s’intéressant en premier lieu à la musique et à la danse ; elle montera d’ailleurs des spectacles de chants folkloriques, concevant décors et costumes.

Son apprentissage de la peinture se fait de manière autodidacte, en compagnie de son mari, Edouard Henriod, lui-même peintre. Son amour de l’art l’amène à adhérer au Lyceum Club de Neuchâtel, organisation constituée de femmes dont le but est d’échanger au sujet de l’art et de la culture.

La création de Gil passera essentiellement par la peinture, l’artiste participant à des expositions en collaboration avec son conjoint en 1971 et 1974. Son style pictural lui est néanmoins propre ; ses toiles sont composées d’une touche délicate qui suggère une ambiance colorée, maîtrisée et apaisante. L’artiste s’inspire des nombreux paysages découverts durant ces voyages, passion qu’elle partage avec son mari. 

Palerma – huile – non datée, 61×46 cm

Raphaël Ose

7 août

André Aeberhard, peintre, dessinateur et voyageur

André Aeberhard est un peintre, dessinateur et illustrateur suisse né le 7 août 1920 à Genève. De 1939 à 1943, il suit des cours d’illustration à l’École des arts décoratifs du canton, puis poursuit sa formation à l’École des beaux-arts auprès de l’artiste genevois Alexandre Blanchet, dont le style figuratif et naturaliste marquera par la suite celui d’Aeberhard.
L’artiste peint des paysages urbains ou campagnards, ainsi que des scènes de genre et des natures mortes ; ses peintures sont sereines, l’ambiance y est calme et reposée, accentuée par des aplats de couleurs francs et des formes géométrisantes. L’originalité de son art fait d’Aeberhard un artiste récompensé à de multiples reprises.
Parallèlement à sa carrière de peintre, il enseigne pendant quinze ans à l’École des beaux-arts de sa ville natale.
L’artiste entreprendra de nombreux voyages en Espagne, en Hollande, en Allemagne, en Italie et aux Etats-Unis ; les paysages qu’il découvre alimentent sa peinture et font de lui un artiste hautement prolifique. Il s’éteint en 2003 à Bernex (GE).

La vieille usine – huile non datée – 40×48 cm

Raphaël Ose

19 juillet

Alfred Huguenin-Dumittan, aquarelliste et cabinotier

Né le 19 juillet 1911 au Locle, Alfred Huguenin-Dumittan est un aquarelliste de talent et restaurateur de pendules dont il fait la collection durant toute sa vie. Fils d’un ciseleur et graveur, qui l’encourage à dessiner, Alfred Huguenin-Dumittan obtient d’abord un brevet d’instituteur en 1931, puis part enseigner en Valais pendant six ans. Il ne met pas de côté sa passion pour l’art et continue de peindre, se spécialisant dans la technique de l’aquarelle en autodidacte. Il revient à la Chaux-de-Fonds en 1939 et suit des cours à l’École des beaux-arts ; sa formation terminée, il enseigne le dessin au Locle de 1941 à 1970.

Sa passion pour la peinture de paysages le fait retourner régulièrement en Valais pour y peindre les beautés de cette région montagneuse. Dès 1952, il entreprend un série de séjours en Méditerranée, en Italie, en Espagne, en France puis en Grèce. C’est aussi à partir de cette date qu’il participe à de nombreuses expositions au Musée des beaux-arts du Locle, en 1966 et en 1988 notamment.

La passion d’Alfred Huguenin-Dumittan pour l’horlogerie, et plus précisément aux pendules, le conduit à apprendre le métier de « cabinotier » (terme qui désigne les restaurateurs de cabine de pendules), maîtrisant aussi bien la peinture que le vernis, la dorure ou encore l’ébénisterie. Il devient président du Comité du Musée de l’horlogerie de La Chaux-de-Fonds, 1970 à 1972 (dont il est membre depuis 1935). En 2001, année de la disparition de l’artiste, le Musée de l’Horlogerie du Locle donnait le nom d’Alfred Huguenin-Dumittan à l’une de ses salles.

Sion – collégiale de Valère – aquarelle – 1938 – 32×27 cm

Raphaël Ose

12 juillet

Roger Huguenin, médailleur renommé

Roger Huguenin, né le 12 juillet 1906 à la Chaux-de-Fonds, est un graveur et peintre, mais avant tout un médailleur renommé. Il débute sa formation d’artiste à Paris, de 1931 et 1934, y apprenant le dessin, la peinture et la sculpture. En 1932, à la découverte des médailles de l’artiste italien du XVe siècle, Pisanello, Roger Huguenin décide de se consacrer essentiellement à ce médium; il abandonnera d’ailleurs complètement la peinture en 1948.

Pour assurer sa survie financière, l’artiste travaille en parallèle dans une entreprise horlogère.

La production artistique de Roger Huguenin est importante, avec plus de 200 médailles créées. Ses sujets sont multiples, s’inspirant aussi bien de personnalités de son époque, d’amis ou de prestigieux artistes comme des compositeurs, des écrivains et, bien sûr, des peintres.

Roger Huguenin aborde aussi des sujets bibliques, notamment en lien avec La Divine Comédie de Dante, ce qui lui vaudra une médaille d’argent en 1973 à la Biennale Dantesque de Ravenne. Il participe par ailleurs à plusieurs expositions de la FIDEM (Fédération internationale de la médaille), de 1949 jusqu’à sa mort en 1990.

Bien qu’il soit un artiste peu connu de son époque, une rétrospective lui est consacrée en 1977 au Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel.

Lilly Hirsch – bronze – non daté – ∅ 8.5 cm.

Raphaël Ose

9 juin

René Guignard, peintre et enseignant

Né en 1937 à Lausanne, René Guignard, peintre et dessinateur, suit dans un premier temps un apprentissage d’héliograveur, puis fréquente l’École des Beaux-Arts de sa ville natale. Il est lauréat de la Fondation Kiefer Hablitzel en 1962 et 1969, ainsi que de la bourse Alice Bailly en 1969 également. Il dédie une grande partie de sa carrière à l’enseignement : de 1972 à 1985, il sera professeur de dessin et techniques graphiques à l’École secondaire et au Gymnase de Bulle. De 1982 à 2002, il assumera la fonction de lecteur à l’Université de Berne. Par ailleurs, il organisera des séminaires dans plusieurs musées de Suisse et d’Europe.
Les débuts de sa production picturale sont marqués par une peinture aux sujets principalement abstraits, réalisés en grands formats. Dès 1995, l’artiste revient à la figuration, séjournant régulièrement en Bretagne, dans le Morbihan, où il s’inspire de paysages marins et naturels pour concevoir des compositions donnant à voir des scénettes du quotidien, habitées par des figures humaines.

Coup de dés – 2007 – papier marouflé sur bois – env. 55×40 cm.

Raphaël Ose

2 juin

Violette Diserens, peintre de paysages

Née à Lausanne le 2 juin 1888, Violette Diserens est une artiste peintre et graveuse s’illustrant principalement dans les paysages et les sujets figuratifs. Elle intègre en 1902 l’École de dessin de Lausanne, puis en 1907, part à Paris et rentre dans la célèbre Académie Julian. Parallèlement, Violette Diserens fréquente l’École des Beaux-arts de Paris et les galeries du Musée du Louvre pour y dessiner.

A son retour en 1914, elle commence la pratique de l’eau-forte à laquelle elle accordera une grande importance durant toute sa carrière. De 1917 à 1923, elle enseigne à l’École d’art de Lausanne puis à l’École de dessin et d’art appliqué de 1923 à 1925. Le plus grande partie de sa carrière, Violette Diserens sera professeure au sein de cette école; elle s’engagera aussi dans la Société suisse des femmes peintres, sculpteurs et décorateurs dès 1919, dont elle sera présidente de la section vaudoise de 1923 à 1934.

Sa production est essentiellement composée de paysages. Dès le début de sa carrière, elle s’affranchit d’un style académique pour laisser place à un art figuratif accompagné d’un travail sur les couleurs. L’artiste peint aussi des paysages urbains et industriels, parfois habités de figures humaines.

Violette Diserens s’éteint en 1965 à Echandens en laissant derrière elle, une production peinte et gravée importante.

Figure –  non datée – huile sur toile – 55 x 34 cm

Raphaël Ose

28 mai

Francis Andruet, graphiste puis peintre

Francis Andruet, né le 28 mai 1923 à Genève, est un peintre, dessinateur et graveur suisse. A 16 ans, il est déjà diplômé de l’École des arts décoratifs de Genève et se lance dans une carrière de graphiste indépendant ; il réalise des affiches publicitaires pour de célèbres marques de l’époque, comme les montres Titus, à Genève, ou encore les cigarettes Marianne Maryland ou JOB.

En 1960, l’artiste décide de se mettre à la peinture : elle sera essentiellement jalonnée de portraits, de scènes de genre et de paysages, exécutés dans une figuration aux couleurs vives et puissantes. Il est invité à exposer à de nombreuses reprises, en Suisse, en France et au Danemark. Deux de ses plus célèbres expositions restent dans les annales de l’art: en 1965, Francis Andruet est au Musée Rath, à Genève, ce qui représente une consécration; en 1971, il présente quelques œuvres au Salon international de l’art libre à Paris et obtient une médaille de bronze. Il décède en 2018 à l’âge de 94 ans à Veyrier (GE).

Il neige – 1990 – huile sur toile – 50 x 38 cm

Raphaël Ose

26 mai

Urs (Frédéric Studer), dessinateur humoristique et peintre surréaliste

Frédéric Studer est un peintre, dessinateur, illustrateur, photographe et caricaturiste suisse, né le 22 mai 1926 à Muralto, au Tessin. Il grandit à Lutry et effectue une formation de dessinateur et de lithographe de 1944 à 1948. C’est durant son voyage à Paris, en 1953, qu’il se passionne pour le dessin d’humour et prend le pseudonyme d’Urs, dont il signera toutes ses œuvres.

Il rencontre un franc succès avec ses dessins publiés dans Paris Match ou encore dans La Gazette. Parallèlement à sa production d’illustrations, il se donne à la peinture surréaliste, mélangeant figuration et abstraction, habitée par des formes biomorphiques.

En 1960, il intègre un groupe de graveurs dénommé l’Epreuve avec lequel il crée, en 1971, l’Atelier de Saint-Prex. C’est à partir de 1980 qu’il entreprend la création d’œuvres de grand format, nous donnant à voir des compositions mystérieuses, caractéristiques de son art. Il exposera dans plusieurs galeries tout le long de sa vie, avec une cinquantaine d’expositions à son actif, reflet s de sa création artistique et de ses talents de dessinateur. L’artiste décède en 2005 à Lausanne.

Groupe de femmes nues – crayon sur papier – sans date –

Raphaël Ose

22 mai

Véronik Frossard DeRose, dessinatrice et artiste peintre

Veronik Frossard Derose, née le 22 mai 1957 à St-Maurice, est une artiste peintre, illustratrice et dessinatrice de BD. Elle fait ses premiers pas dans le monde de l’illustration dès 1977 où elle publie dans différents magazines en Suisse ainsi qu’à Paris. Elle réalise aussi des affiches de publicité et des contes pour enfants.

A partir de 1993, l’artiste se consacre principalement à la peinture abstraite et figurative. Parallèlement à sa production artistique, elle créée en 1997 l’Atelier-Galerie la Vieille-Maison pour y enseigner la peinture et le dessin jusqu’en 2007.

De 1993 à 2019, elle participe à de nombreuses expositions collectives et personnelles en Suisse, en Europe et aux Etats-Unis.

En 2012, elle devient présidente de la Fondation ISHANA jusqu’à sa dissolution en 2019. Cette Fondation fait le don d’une importante somme financière à la Fondation Ateliers d’Artiste, qui permit l’achat des locaux à St-Maurice. Véronik Frossard Derose a siégé au conseil de la FAA entre 2015 et 2020.

For my lover – 1993 – crayon – 30 x 21 cm

Raphaël Ose

12 mai

Jean Apothéloz, peintre, musicien et compositeur

Jean Apotheloz est une peintre, musicien et compositeur vaudois né le 12 mai 1900 à Lausanne et décédé en 1965 à Nyon. De 1915 à 1919, il étudie à l’Ecole normale de Lausanne. Durant ces mêmes années, il prend goût aussi bien pour la peinture et la gravure que pour le chant et la musique. En parallèle, il suit des cours à l’Ecole cantonale de dessin et d’art appliqué de Lausanne. A la suite de ces études il obtient, en 1930, le brevet de dessin qui lui permet d’enseigner au collège scientifique de Lausanne. Ces œuvres picturales sont majoritairement de style postimpressionniste, marquée par une touche libérée et pleine de vigueur. Il ne faut pas négliger sa production d’œuvre sur papier, qui reflète parfaitement sa maîtrise technique du dessin.

Dès 1946, il arrête l’enseignement et se consacre à sa carrière de peintre. C’est aussi durant ces années qu’il compose et écrit de nombreuses œuvres instrumentales et vocales. Sa production d’œuvres musicales est considérable ; elle a fait l’objet, en 1977, d’une publication intitulée Inventaire du Fonds musical Jean Apothéloz.

Femme aux fleurs – 1955 – Huile sur toile – 92 x 73 cm

Raphaël Ose

10 mai

Georges Schneider, dessinateur et sculpteur

Georges Schneider est un artiste suisse, né le 10 mai 1919 dans le Jura bernois, et décédé à Nogent-sur-Marne (France) en 2010. Il suit des études de lettres à l’Université de Genève et, en 1946, s’installe dans la capitale française, y débutant sa carrière artistique. Il fréquente l’artiste Ossip Zadkine, un des plus grands maîtres de la sculpture cubiste, qui donne des cours à l’Académie de la Grande Chaumière à Paris.

Georges Schneider est avant tout un dessinateur au large panel de techniques (fusain, mine de plomb, encre de Chine) et un sculpteur de terre cuite et de bronze. Il s’illustre aussi bien dans les sujets religieux, notamment par la réalisation de bas-reliefs d’autel, que dans les représentations animales ou humaines. Son art est marqué par la recherche du mouvement et caractérisé par des figures étirées et amincies.

Sa carrière est marquée par un grand nombre d’expositions personnelles à partir de 1958, en Suisse, en France, au Pays-Bas et en Italie. Malheureusement, en 1992, un grave accident l’interrompt dans sa création et l’artiste restera presque inactif jusqu’à sa mort.

Le défricheur – 1962 – bronze – 51x18x39 cm

Raphaël Ose

4 mai

Josette Ruche-Coeytaux, artiste lausannoise

Josette Ruche est une artiste vaudoise née en 1920 à Lausanne, ville où elle réside jusqu’à sa mort en 2007. Elle débute sa formation à l’École des Beaux-Arts de Lausanne suivant les cours du célèbre peintre Charles Chinet ou encore ceux de Casimir Reymond. Par la suite, elle devient membre de la section vaudoise de la Société Suisse des Peintres et Sculpteurs, témoignant de son implication dans l’art du canton. La production de l’artiste aborde tous les genres, aussi bien le nu, la nature morte que le paysage urbain ou de campagne.

À la sortie de sa formation, en 1943, elle participe à plusieurs expositions collectives. Puis, dès 1969, elle expose seule à Lutry, puis en 1974 dans sa ville natale. Cette même année, elle reçoit le « Prix de peinture 1974 » à la suite de son exposition à la Galerie Arts et Lettres de Vevey, ce qui contribue à la notoriété de son œuvre. La suite de sa carrière d’artiste, jusqu’à sa mort au début des années 2000, est mal connue.

Nature morte aux fruits – non daté -huile sur toile – 40×36 cm

Raphaël Ose

20 avril

Marcel Frère, 1906-1992

Né le 20 avril 1906 à Tourcoing, dès l’enfance, Marcel Frère est passionné par le dessin et la peinture. À tel point que ses parents lui installent un atelier dans le grenier de la maison familiale ; à 18 ans, il entre à l’École des Beaux-Arts de Paris, s’inscrivant simultanément à l’École du Louvre pour y étudier l’histoire de l’art.

Sa formation terminée, il voyage en Italie ou en Espagne, où il crée avec acharnement. Alors qu’il est fait prisonnier, durant la 2ème guerre mondiale, il peindra et dessinera encore, avec un matériel de fortune. De retour à Paris, Frère retrouve son atelier proche du Jardin du Luxembourg et, lors de séjours réguliers en Auvergne, dans le Midi et en Suisse, il exécute avec avidité des paysages et des portraits, comme en témoigne le tableau ci-dessous (L’usine, 1952). La nature morte l’inspire aussi beaucoup, le conduisant parfois à l’abstraction.

Des commandes publiques l’amènent à faire des fresques à Aurillac, Chalon-sur-Marne et dans le région d’Aix-en-Provence. Peignant sans relâche, il expose beaucoup et travaille jusqu’à son décès, en 1992.

Jacques Laurent

14 avril

Claire Weber, née au XIXème siècle !

Née en 1897 à Delémont et décédée en 1976 à Lausanne, Claire Weber, une artiste très discrète et solitaire, a essentiellement peint des natures mortes et des paysages, comme le témoigne le tableau ci-dessous. Elle s’est formée à l’Ecole des Beaux-Arts de Lausanne, puis auprès du célèbre artiste français Maurice Denis, à Paris. Ces années marquent fortement son style : elle juxtapose les couleurs vives et maîtrise les formes avec une grande habilité, donnant à voir une composition harmonieuse et joyeuse. Elle a partagé une exposition avec une autre artiste dont la FAA a le privilège de posséder le fonds, Violette Diserens.

 Raphaël Ose

9 avril

Nanette Genoud qui aurait fêté ce jour-là ses 114 ans

Jeanne-Pierette Genoud dite Nanette Genoud est née le 9 avril 1907 et décédée le 30 novembre 1987 à Lausanne. L’artiste vaudoise suit une formation à l’école de Dessin de Lausanne et achève sa formation à Paris à l’académie Colarossi. Elle acquiert une rigueur technique et artistique lui permettant de parfaitement maîtriser aussi bien les dessins de nus, de portraits que de paysages. A travers de nombreux voyages (dans les îles hispaniques, en Grèce et en Italie) elle enrichit sa production avec des sujets riches et variés. Dès 1952, Nanette Genoud pratique la lithographie, qui devient sa technique de prédilection, comme en témoigne ce remarquable portrait “Le Lipariote” réalisé en 1955.

Merci à Raphaël pour cette description