les anniversaires des mois précédents

18 OCTOBRE

René Gigy, l’artiste des douces couleurs

Né en 1888, René Gigy est un peintre, aquarelliste, pastelliste et bijoutier-décorateur de la Chaux-de-Fonds (NE). Il se découvre un vif intérêt pour la peinture dès son plus jeune âge et opte pour l’École d’Art de la métropole horlogère. Il devient alors l’élève du grand peintre neuchâtelois Charles L’Eplattenier, et finit par devenir un de ses amis.

Dès 1938, René Gigy quitte sa ville natale pour St-Ursanne où il devient bijoutier-décorateur dans une fabrique de boîtes de montres. Il ne quitte cependant pas le monde des beaux-arts, restant notamment membre de la Société des Amis des Arts durant 25 ans. Il exposera à de nombreuses reprises ses créations à la Chaux-de-Fonds.

René Gigy est avant tout un pastelliste, passionné par les paysages du Doubs et de la région de St-Ursanne ; ce goût pour la nature et pour le travail de la couleur marquera sa démarche artistique. Les paysages alpins seront un autre sujet de prédilection. René Gigy décède brusquement en 1953, à l’âge de 65 ans.

Cerisier en fleur, 1933, Pastel, 43.5 x 43.5 cm

Raphaël Osé

16 OCTOBRE

Henry Sandoz, un peintre de la  couleur

Né à St-Imier en 1919, Henry Sandoz est un peintre de la couleur. S’il a débuté sa vie artistique en mettant en oeuvre ses compétences graphiques, c’est au travers de ses peintures, principalement, que l’artiste s’exprime avec un lyrisme certain. 

Nourri par les six années durant lesquelles il s’est investi au sein de différentes institutions artistiques suisses, l’artiste expose à de nombreuses reprises en Suisse comme en France. Certaines de ses œuvres ont d’ailleurs fait l’objet de reproductions lithographiques pour être éditées. Bien qu’Henry Sandoz ait eu de multiples activités professionnelles, la production artistique est restée prioritaire ; la peinture représentant une part importante de la vie de l’artiste, et ce jusqu’à son décès en 1994. 

La peinture d’Henry Sandoz se dévoile par des tonalités vives, parfois vaporeuses. Au cœur de ses compositions, figuratives ou abstraites, prend forme une évasion poétique pour le plus grand plaisir de l’oeil.

Paysage sous-marin, sans date, huile sur toile, 61 X 50

Solène Thomas

9 OCTOBRE

Yves Voirol, de la peinture au vitrail

Yves Voirol est un artiste peintre, dessinateur et graveur né en 1931 dans le canton du Jura. Il grandit dans son village natal de Genevez, puis effectue ses études à l’École Normale de Porrentruy. Après l’obtention de son brevet, il devient titulaire d’un poste d’enseignement artistique à l’Université de Berne. En 1953, il s’installe à Lajoux et y devient l’élève et l’ami de l’artiste Coghuf dont l’art de l’abstraction l’influencera. Dans le cadre de son enseignement, à Berne, dès 1969, Voirol se spécialise dans l’enseignement des arts plastiques. Par ailleurs, Yves Voirol séjournera à de nombreuses reprises à Berlin.

Si, à 27 ans, il expose une première fois à La Neuveville, ses principales expositions, personnelles ou collectives, dans toute la Suisse, s’étaleront de 1968 à 1991, année d’une grande exposition rétrospective à Saint-Ursanne.

L’art de Voirol est marqué par un traitement privilégié de la couleur et de la lumière, ainsi que par une géométrisation des formes, faisant de lui non seulement un excellent peintre, mais aussi un admirable artiste verrier : à l’instar de nombreux artistes jurassiens, il sera sollicité pour créer des vitraux, pour la chapelle de Peuchapatte (1971), pour la piscine de Bévilard (1983), pour la Collégiale de Moutier (2011), ainsi que pour l’église de Genevez (2005), son village d’enfance. L’artiste décède en 2015.

Paysage hivernal, 1957, huile sur toile, 40 X 90

Raphaël Osé

30 septembre

Jeane Barraud (Janebé), une artiste autodidacte

Jeanne Pellet est une artiste peintre née en 1907 à Praz-Vully et décédée en 2000 à Neuchâtel. En 1917, sa famille s’installe à la Chaux-de-Fonds et Jeanne reste à l’écart des écoles d’art mais côtoie les ateliers d’artistes de la métropole horlogère comme celui du sculpteur Léon Perrin ou encore du peintre George Dessouslavy. En 1926, elle se marie avec Charles Barraud, membre de la célèbre famille d’artistes neuchâtelois, et prend son nom. Dès cette année, elle voyage à de nombreuses reprises en Afrique du Nord durant toute sa carrière, en Tunisie et en Algérie notamment.

Jeanne Barraud commence à peindre dès les années 30. Elle occupe son premier atelier en 1937 et prend alors le pseudonyme de Jeanne B., puis Janebé, pour signer ses tableaux. Ses débuts sont marqués par le travail de la sculpture et de la peinture, et ses premières œuvres de d’importances apparaissent en 1939. Elle obtient deux bourses fédérales des Beaux-Arts, en 1939 et 1940, ce qui lui permet de continuer de produire. Au début des années 50, elle divorce de son mari, sans conséquence sur son élan artistique.

Dès 1946, elle participe à l’Exposition nationale suisses des Beaux-Arts au Musée d’Art et d’Histoire de Genève. C’est le début d’une longue série d’expositions personnelles à Berne, Zürich ainsi qu’à Neuchâtel, de 1964 à 1985. Elle deveint également présidente de la section neuchâteloise de la Société suisses des femmes peintres en 1954 et membre du jury de l’Exposition nationale des femmes peintres en 1955, à Berne, puis en 1962, à Aarau.

Sa peinture se caractérise par des compositions habitées de figures humaines ou de natures mortes où l’artiste nous donne à voir des scènes aux ambiances calmes et apaisantes. Les personnages semblent plongés dans leurs pensées, faisant abstraction du peintre ou des visiteurs les observant.

La paysanne, sans date, huile sur bois aggloméré, 73 X 46

Raphaël Osé

28 septembre

Jean Cornu, un peintre chaux-de-fonnier à Paris

Jean Cornu est un artiste peintre, cartonnier, dessinateur et graveur suisse né en 1915 à la Chaux-de-Fonds. Il fréquente l’Ecole d’art de 1931 à 1932 pour se spécialiser dans la bijouterie et la gravure, suivant parallèlement les cours de sculpture de l’artiste Léon Perrin. Il parfait sa formation  à l’Ecole des arts appliqués de Zürich de 1932 à 1936, en orfèvrerie puis rejoint, en 1937, l’Académie des Beaux-Arts de Florence où il explore les nombreux musées et visite monuments toscans.

A son retour à la Chaux-de-Fonds en 1938, Jean Cornu y installe son atelier où il explore la peinture avec l’artiste George Dessouslavy. Conjointement, il enseigne le dessin et réalise des affiches et des décors de théâtre. Durant la Deuxième Guerre Mondiale, il alterne entre ses cours de dessin et la mobilisation aux frontières. En 1947, il épouse Janine Schwob et le couple décide de s’installer à Paris pour y occuper un atelier dans le quartier de Montparnasse. Il rejoint la célèbre Académie Julian et fait la rencontre des artistes Marcel Gromaire et François Desnoyer. Il vit de l’enseignement de la peinture, de la gravure et du dessin.

Il remporte en 1950, le Prix d’aquarelle de la ville de Paris. A partir de ce moment, Jean Cornu expose à de nombreuses reprises dans les galeries et salons parisiens, notamment au Salon d’automne dont il est l’invité d’honneur en 1977. Il expose aussi à Berne dès 1978, puis à plusieurs reprises à la Chaux-de-Fonds en 1947, 1965 et 1975. Après son retour définitif dans sa ville natale, en 2004, Jean Cornu exposera une dernière fois en 2008, une année avant son décès.

L’Estérel, 1989, huile sur toile, 75 X 102

Raphaël Osé

25 septembre

Albert Enz, le peintre des paysages jurassiens

Albert Enz, né en 1909 à Winterthur, est l’enfant unique d’un père suisse allemand et d’une mère romande. A l’âge de 9 ans, sa famille déménage en France où elle s’installera successivement à Saint-Etienne, Strasbourg, Marseille, puis près de Paris, en 1927. Albert intègre alors l’École Boulle et suit les cours d’ensemblier-décorateur.

Dès 1929, il est ouvrier décorateur jusqu’en 1937, année qui le voit débuter une carrière de 26 ans dans les chemins de fer, à la gare de Lyon à Paris. Durant ses loisirs, Albert Enz peint, des paysages en particulier, et notamment les rives de l’Yerres dans le Sud-Est de Paris. En 1963, il revient en Suisse et emménage au Locle ; les paysages jurassiens avec leur palette de couleur aux tonalités proche de celles du peintre Jean-Baptiste Camille Corot, le séduisent.

Il voyage quelque peu hors de Suisse, au Tessin et en Provence, des voyages qui nourriront sa peinture. Albert Enz expose à plusieurs reprises au Musée des Beaux-Arts du Locle et dans plusieurs galeries jurassiennes. Vers 1980, il approche la nature morte, mais son décès en 1982, suite à une maladie pulmonaire, interrompt brutalement son élan créatif.

Le bouilleur de cru, sans date, huile sur bois aggloméré, 60 X 49

Raphaël Osé

24 septembre

Ami Durussel, un graveur sur bois 

Ami Durussel est un peintre, photographe et graveur suisse né en 1938 à Lausanne. Il passe une grande partie de sa jeunesse dans la Vallée de Joux, puis à Morges et enfin au Mont-sur-Lausanne. Mécanicien-électricien de formation, il exerce plusieurs métiers dans ce domaine.

À 60 ans, l’artiste sa lance dans une œuvre atypique, inspirée de motifs linéaires produits par le passage des insectes xylophages ; il reporte ces résultats sur des supports rongés par les insectes, sur papier ou bien en peignant directement le bois. Ses compositions sont à la fois habitées par des formes abstraites et des figures humaines, laissant le spectateur rêveur et interrogatif.

En 2002, il expose pour la première fois à Pully ; en 2004, il présente de nouvelles créations à la JayKay Gallery à Carrouge (VD). L’originalité de sa production lui permettra d’exposer encore plusieurs fois, entre 2010 et 2018, en Suisse comme à l’étranger.

Sans titre, 2006, impression sur toile, 42 X 50 cm

Raphaël Osé

21 septembre

Rodolphe Gaulis, un habile coloriste 

Rodolphe Gaulis, né en 1931 à Paris, est un peintre, graveur et sculpteur suisse ; il est également le petit-fils du célèbre peintre suisse Fernand Gaulis. De 1949 à 1951, il suit une formation à l’Ecole cantonale de dessin et d’art appliqué de Lausanne où il fera connaissance de plusieurs artistes romands, dont Casimir Reymond, Violette Diserens et Marcel Poncet.

Vers 1960, il s’installe à Châteauneuf de Grasse, sur la côte d’Azur française puis à Paris vers 1970, revenant finalement en Suisse en 1972. Dès 1955, il exposera à plusieurs reprises à Paris, notamment au Salon d’Automne, en 1968, ou plus tard en Suisse, à l’occasion d’expositions personnelles. Il réalise également une peinture murale à la Banque UBS de Lausanne. Après une carrière marquée par une riche production, Rodolphe Gaulis s’éteint en 1994 à Lausanne.

Son œuvre est marquée par une recherche sans concession autour du corps, de la femme plus particulièrement, en utilisant des techniques très particulières mélangeant huile et collages. 

Nu à la fenêtre, sans date, huile sur bois, 84 X 60 cm

Raphaël Osé

16 septembre

Carmen Hartmann-Ammann, une artiste aux paysages de style post-impressionniste

Carmen Ammann, née en 1917 à Bâle, est une artiste peintre et dessinatrice suisse. Son parcours reste méconnu jusqu’à son entrée à l’Ecole des Beaux-Arts et d’art appliqué de Lausanne en 1941 ; là, elle rencontre l’artiste peintre et graveur Richard Hartmann, son professeur, qui deviendra son mari l’année suivante. Carmen adopte alors Nanette en qualité de nom d’artiste.

Elle ne participe qu’à peu d’expositions, misent à part celles qu’elle monte pour la Galerie Entr’Acte de Lausanne, de 1953 à 1959, puis jusqu’en 1987 dans diverses galeries de Vevey et Lutry. Elle est aussi membre de la Société suisse des femmes peintres, sculpteurs et décorateurs.

Sa peinture présente un style postimpressionniste, fortement lié à celui de son mari. La comparaison entre les œuvres du couple permet de déceler une source d’inspiration réciproque, tant du point de vue du sujet que du style. Nanette s’éteint en 2005, cinq ans après la disparition de son conjoint.

Sous-bois avec chemin, sans date, encre sur papier, 43 X 30 cm

Raphaël Osé

14 septembre

Henry Meylan, un artiste du regard

Né en 1895 à la Vallée de Joux, Henry Meylan s’adonne au dessin depuis sa plus tendre enfance. Malgré son affection envers les arts, il se voit rapidement contraint à poursuivre une formation de notaire, et ce sans grande conviction. La guerre faisant rage, cette formation n’aboutit pas et Henry Meylan se voit mobilisé en 1915. Au cours de cette mobilisation, il fait alors l’objet d’un accident tragique et perd ainsi définitivement l’ouïe. Bien que cette surdité nouvelle chamboule durablement sa vie, le jeune vaudois ne s’apitoie par sur son sort ; c’est notamment avec ferveur qu’il entreprend des études à l’Ecole des Beaux-Arts de Genève en 1918. Au terme de deux années estudiantines, Henry Meylan réalise une première grande exposition et débute sa carrière artistique en fanfare. Cette exposition s’est ainsi faite le tremplin vers une grande et prolifique carrière. Tant et si bien que l’artiste vaudois obtient alors à plusieurs reprises des bourses ou des prix afin d’honorer et féliciter ses créations.

Si les séjours de l’artiste en Europe ont alors nourri sa production, il est indéniable qu’Henry Meylan a su tirer profit de sa singularité afin de rendre compte de mélodieux paysages et d’offrir la vision de scènes de genre prégnantes. Sa carrière artistique prend notamment un tournant dès 1939, lorsqu’il se fait l’illustrateur officiel de la vie quotidienne des soldats mobilisés. Ses productions durant cette période de guerre se révèlent ainsi comme une richesse tant historique qu’artistique. Outre ses dessins ou ses peintures de paysage, Henry Meylan s’illustre également dans les portraits, bien souvent de femmes. Il parvient alors à retranscrire une certaine intériorité humaine. L’artiste décède en 1980, laissant derrière lui des œuvres empreintes d’une poésie vibrante et marquées d’une sensibilité du regard.

Femme assise à la robe verte, sans date, huile sur toile, 84 x 60 cm

Solène Thomas

6 septembre

Marcel Stebler, peintre amoureux des paysages urbains

Né en 1906 à Montreux, Marcel Stebler est un peintre et dessinateur vaudois qui, très tôt, présente de très bonnes dispositions pour la peinture ; dès 1924, il fréquente l’atelier du peintre François de Ribaupierre, puis, en 1928, entame une formation à l’Ecole des arts et métiers de Vevey. A 25 ans, il intègre le célèbre atelier de la Grande Chaumière à Paris.


Sa carrière artistique devient publique dès son retour à Lausanne, vers 1940, mais surtout en 1942, lors de sa première exposition à Zürich. En 1955, il recevra la médaille d’argent à la Biennale de Menton pour sa toile La Seine à Paris. Sa création sera marquée par de nombreux voyages en Normandie, en Italie, en Espagne, au Maroc et dans le sud de la France.


L’artiste peint essentiellement des paysages urbains, de décombres et de ruines, caractérisés par une composition rigoureusement construite, mise en valeur par une palette de couleurs sombres. Vers la fin de sa vie, il se voue à la peinture abstraite, davantage colorée. L’artiste s’éteint à l’âge de 60 ans, la veille du vernissage de sa première exposition à Montreux.

Genève, 1947,
huile sur toile 38 x 55 cm

Raphaël Osé

5 septembre

Marie-Louise Carrard-Kohler, peintre vaudoise prolifique

Peintre et graveuse accomplie, Marie-Louise Carrard-Kohler est née en 1901 au sein de la célèbre famille lausannoise de chocolatiers, les Kohler. Alors éprise des arts, Marie-Louise débute sa formation artistique à l’âge de vingt-deux ans auprès de Georges Aubert à Lausanne. En 1924, elle décide de rejoindre l’école des Beaux-Arts de Lausanne ; elle a l’occasion d’y suivre des cours dispensés par l’artiste vaudoise Violette Diserens. Au terme de deux années de formation, Marie-Louise décide de quitter la capitale vaudoise afin de s’installer à Paris. Elle va y parfaire son éducation artistique à l’Académie Ranson, puis accèdera à l’atelier d’esthétique contemporaine de Paul Bornet ainsi qu’à l’atelier d’imprimeur d’art de Georges Visat.

En 1937, à son retour en Suisse, l’artiste vaudoise devient également membre de la Société Suisse des Femmes Peintres, Sculptrices et Décoratrice (SSFPSD), avec qui elle collabore régulièrement lors d’expositions. Sa carrière artistique prend dès lors de l’ampleur et Marie-Louise Carrard-Kohler est alors exposée tant en Suisse qu’en France.

Nourrie par ses formations et ses nombreux voyages en Europe, au Brésil ou encore en Israël, l’artiste vaudoise propose ainsi des compositions tant naturalistes que graphiques et modernistes. Elle tend alors à rendre compte d’un équilibre harmonieux afin de dévoiler au regard une douce ambiance contrastée. Au gré des paysages et des scènes de genre, ses peintures et ses gravures se font également le miroir de sociétés marquées par le labeur et la pauvreté. Marie-Louise décède en 1981 à Pully après avoir eu une carrière artistique prolifique.

Nature morte aux deux pots, 1958, aquatinte sur papier, 34 X 43 cm

Solène Thomas

13 août

Charles-François Vuillermet, portraitiste d’exception

Charles-François Vuillermet, né le 13 août 1849 non loin d’Yverdon-les-Bains, est une importante figure artistique du canton de Vaud. Dès l’âge de douze ans, il pratique le dessin dans le cadre d’une fabrique de rubans à Bâle. En 1962, il intègre l’atelier d’un artiste peintre et graveur zurichois, Jean Bryner, puis en 1869, celui du grand peintre français Jean-Léon Gérôme à Paris.
Charles-François Vuillermet est très tôt un portraitiste d’exception et ses œuvres sont exposées à de nombreuses reprises en Europe, notamment au salon de Paris de 1880. L’artiste s’engage, dès 1908, à rédiger des notices sur des artistes vaudois dans le Dictionnaire des artistes suisses.
Une grande partie de son travail prend la forme d’une large contribution à la sauvegarde du patrimoine. Dès le début du XXème siècle, il réalise Le Vieux Lausanne, un ouvrage qui rassemble des dessins et des gravures des vues de la capitale vaudoise ; l’objectif est de conserver des traces des monuments mis en péril par des projets de destruction. Son initiative est d’ailleurs à l’origine de la collection du musée historique de Lausanne qui ouvre ses portes en 1918, quelques mois après sa mort. 

Louis Rime, huile, 1897, 29 X 27 cm

Raphaël Ose

2 août

Robert Héritier, graveur mosaïste

Issu d’une famille valaisanne, Robert Héritier est un peintre, graveur, mosaïste et céramiste né le 2 août 1926 à Tolochenaz (VD) et décède en 1971 à Lutry. Dès son plus âge, il porte un vif intérêt pour la céramique et débute ses études à l’Ecole suisse de céramique à Chavannes de 1942 à 1946. Il se porte ensuite vers la gravure et complète sa formation auprès d’un maître graveur à l’Ecole des beaux-arts de 1951 à 1955.
Dès 1959, il enseigne à mi-temps à l’école d’art et métier de Vevey, puis il devient maître enseignant en 1962. Robert Héritier affectionne tout particulièrement la gravure sur bois qui constitue une grande partie de sa production. Les figures et les formes qui habitent ces œuvres sont fortement stylisées. La composition est épurée et les lignes sont solidement posées afin d’accentuer l’expressivité de ces œuvres.
La singularité de son style lui vaut plusieurs commandes pour des étiquettes de bouteilles de vin, notamment pour les vins Les Fils Maye à Riddes. Il participe aussi aux illustrations de livre pour enfants ou encore pour la réalisation de décors religieux dans diverses églises de suisse romande, notamment pour l’église de Cheiry (FR) dont la Fondation conserve des maquettes de l’autel.

Étiquette des années 60 –  gravure sur bois – 12×8 cm

Raphaël Ose

9 août

Gil Henriod, musicienne, danseuse et peintre autodidacte

Gil Henriod, née Gilberte Reymond le 9 août 1904 à Lucens, décédera en 1987 à Sion. Institutrice de formation, elle se tournera très vite vers la création artistique, s’intéressant en premier lieu à la musique et à la danse ; elle montera d’ailleurs des spectacles de chants folkloriques, concevant décors et costumes.

Son apprentissage de la peinture se fait de manière autodidacte, en compagnie de son mari, Edouard Henriod, lui-même peintre. Son amour de l’art l’amène à adhérer au Lyceum Club de Neuchâtel, organisation constituée de femmes dont le but est d’échanger au sujet de l’art et de la culture.

La création de Gil passera essentiellement par la peinture, l’artiste participant à des expositions en collaboration avec son conjoint en 1971 et 1974. Son style pictural lui est néanmoins propre ; ses toiles sont composées d’une touche délicate qui suggère une ambiance colorée, maîtrisée et apaisante. L’artiste s’inspire des nombreux paysages découverts durant ces voyages, passion qu’elle partage avec son mari. 

Palerma – huile – non datée, 61×46 cm

Raphaël Ose

7 août

André Aeberhard, peintre, dessinateur et voyageur

André Aeberhard est un peintre, dessinateur et illustrateur suisse né le 7 août 1920 à Genève. De 1939 à 1943, il suit des cours d’illustration à l’École des arts décoratifs du canton, puis poursuit sa formation à l’École des beaux-arts auprès de l’artiste genevois Alexandre Blanchet, dont le style figuratif et naturaliste marquera par la suite celui d’Aeberhard.
L’artiste peint des paysages urbains ou campagnards, ainsi que des scènes de genre et des natures mortes ; ses peintures sont sereines, l’ambiance y est calme et reposée, accentuée par des aplats de couleurs francs et des formes géométrisantes. L’originalité de son art fait d’Aeberhard un artiste récompensé à de multiples reprises.
Parallèlement à sa carrière de peintre, il enseigne pendant quinze ans à l’École des beaux-arts de sa ville natale.
L’artiste entreprendra de nombreux voyages en Espagne, en Hollande, en Allemagne, en Italie et aux Etats-Unis ; les paysages qu’il découvre alimentent sa peinture et font de lui un artiste hautement prolifique. Il s’éteint en 2003 à Bernex (GE).

La vieille usine – huile non datée – 40×48 cm

Raphaël Ose

19 juillet

Alfred Huguenin-Dumittan, aquarelliste et cabinotier

Né le 19 juillet 1911 au Locle, Alfred Huguenin-Dumittan est un aquarelliste de talent et restaurateur de pendules dont il fait la collection durant toute sa vie. Fils d’un ciseleur et graveur, qui l’encourage à dessiner, Alfred Huguenin-Dumittan obtient d’abord un brevet d’instituteur en 1931, puis part enseigner en Valais pendant six ans. Il ne met pas de côté sa passion pour l’art et continue de peindre, se spécialisant dans la technique de l’aquarelle en autodidacte. Il revient à la Chaux-de-Fonds en 1939 et suit des cours à l’École des beaux-arts ; sa formation terminée, il enseigne le dessin au Locle de 1941 à 1970.

Sa passion pour la peinture de paysages le fait retourner régulièrement en Valais pour y peindre les beautés de cette région montagneuse. Dès 1952, il entreprend un série de séjours en Méditerranée, en Italie, en Espagne, en France puis en Grèce. C’est aussi à partir de cette date qu’il participe à de nombreuses expositions au Musée des beaux-arts du Locle, en 1966 et en 1988 notamment.

La passion d’Alfred Huguenin-Dumittan pour l’horlogerie, et plus précisément aux pendules, le conduit à apprendre le métier de « cabinotier » (terme qui désigne les restaurateurs de cabine de pendules), maîtrisant aussi bien la peinture que le vernis, la dorure ou encore l’ébénisterie. Il devient président du Comité du Musée de l’horlogerie de La Chaux-de-Fonds, 1970 à 1972 (dont il est membre depuis 1935). En 2001, année de la disparition de l’artiste, le Musée de l’Horlogerie du Locle donnait le nom d’Alfred Huguenin-Dumittan à l’une de ses salles.

Sion – collégiale de Valère – aquarelle – 1938 – 32×27 cm

Raphaël Ose

12 juillet

Roger Huguenin, médailleur renommé

Roger Huguenin, né le 12 juillet 1906 à la Chaux-de-Fonds, est un graveur et peintre, mais avant tout un médailleur renommé. Il débute sa formation d’artiste à Paris, de 1931 et 1934, y apprenant le dessin, la peinture et la sculpture. En 1932, à la découverte des médailles de l’artiste italien du XVe siècle, Pisanello, Roger Huguenin décide de se consacrer essentiellement à ce médium; il abandonnera d’ailleurs complètement la peinture en 1948.

Pour assurer sa survie financière, l’artiste travaille en parallèle dans une entreprise horlogère.

La production artistique de Roger Huguenin est importante, avec plus de 200 médailles créées. Ses sujets sont multiples, s’inspirant aussi bien de personnalités de son époque, d’amis ou de prestigieux artistes comme des compositeurs, des écrivains et, bien sûr, des peintres.

Roger Huguenin aborde aussi des sujets bibliques, notamment en lien avec La Divine Comédie de Dante, ce qui lui vaudra une médaille d’argent en 1973 à la Biennale Dantesque de Ravenne. Il participe par ailleurs à plusieurs expositions de la FIDEM (Fédération internationale de la médaille), de 1949 jusqu’à sa mort en 1990.

Bien qu’il soit un artiste peu connu de son époque, une rétrospective lui est consacrée en 1977 au Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel.

Lilly Hirsch – bronze – non daté – ∅ 8.5 cm.

Raphaël Ose

9 juin

René Guignard, peintre et enseignant

Né en 1937 à Lausanne, René Guignard, peintre et dessinateur, suit dans un premier temps un apprentissage d’héliograveur, puis fréquente l’École des Beaux-Arts de sa ville natale. Il est lauréat de la Fondation Kiefer Hablitzel en 1962 et 1969, ainsi que de la bourse Alice Bailly en 1969 également. Il dédie une grande partie de sa carrière à l’enseignement : de 1972 à 1985, il sera professeur de dessin et techniques graphiques à l’École secondaire et au Gymnase de Bulle. De 1982 à 2002, il assumera la fonction de lecteur à l’Université de Berne. Par ailleurs, il organisera des séminaires dans plusieurs musées de Suisse et d’Europe.
Les débuts de sa production picturale sont marqués par une peinture aux sujets principalement abstraits, réalisés en grands formats. Dès 1995, l’artiste revient à la figuration, séjournant régulièrement en Bretagne, dans le Morbihan, où il s’inspire de paysages marins et naturels pour concevoir des compositions donnant à voir des scénettes du quotidien, habitées par des figures humaines.

Coup de dés – 2007 – papier marouflé sur bois – env. 55×40 cm.

Raphaël Ose

2 juin

Violette Diserens, peintre de paysages

Née à Lausanne le 2 juin 1888, Violette Diserens est une artiste peintre et graveuse s’illustrant principalement dans les paysages et les sujets figuratifs. Elle intègre en 1902 l’École de dessin de Lausanne, puis en 1907, part à Paris et rentre dans la célèbre Académie Julian. Parallèlement, Violette Diserens fréquente l’École des Beaux-arts de Paris et les galeries du Musée du Louvre pour y dessiner.

A son retour en 1914, elle commence la pratique de l’eau-forte à laquelle elle accordera une grande importance durant toute sa carrière. De 1917 à 1923, elle enseigne à l’École d’art de Lausanne puis à l’École de dessin et d’art appliqué de 1923 à 1925. Le plus grande partie de sa carrière, Violette Diserens sera professeure au sein de cette école; elle s’engagera aussi dans la Société suisse des femmes peintres, sculpteurs et décorateurs dès 1919, dont elle sera présidente de la section vaudoise de 1923 à 1934.

Sa production est essentiellement composée de paysages. Dès le début de sa carrière, elle s’affranchit d’un style académique pour laisser place à un art figuratif accompagné d’un travail sur les couleurs. L’artiste peint aussi des paysages urbains et industriels, parfois habités de figures humaines.

Violette Diserens s’éteint en 1965 à Echandens en laissant derrière elle, une production peinte et gravée importante.

Figure –  non datée – huile sur toile – 55 x 34 cm

Raphaël Ose

28 mai

Francis Andruet, graphiste puis peintre

Francis Andruet, né le 28 mai 1923 à Genève, est un peintre, dessinateur et graveur suisse. A 16 ans, il est déjà diplômé de l’École des arts décoratifs de Genève et se lance dans une carrière de graphiste indépendant ; il réalise des affiches publicitaires pour de célèbres marques de l’époque, comme les montres Titus, à Genève, ou encore les cigarettes Marianne Maryland ou JOB.

En 1960, l’artiste décide de se mettre à la peinture : elle sera essentiellement jalonnée de portraits, de scènes de genre et de paysages, exécutés dans une figuration aux couleurs vives et puissantes. Il est invité à exposer à de nombreuses reprises, en Suisse, en France et au Danemark. Deux de ses plus célèbres expositions restent dans les annales de l’art: en 1965, Francis Andruet est au Musée Rath, à Genève, ce qui représente une consécration; en 1971, il présente quelques œuvres au Salon international de l’art libre à Paris et obtient une médaille de bronze. Il décède en 2018 à l’âge de 94 ans à Veyrier (GE).

Il neige – 1990 – huile sur toile – 50 x 38 cm

Raphaël Ose

26 mai

Urs (Frédéric Studer), dessinateur humoristique et peintre surréaliste

Frédéric Studer est un peintre, dessinateur, illustrateur, photographe et caricaturiste suisse, né le 22 mai 1926 à Muralto, au Tessin. Il grandit à Lutry et effectue une formation de dessinateur et de lithographe de 1944 à 1948. C’est durant son voyage à Paris, en 1953, qu’il se passionne pour le dessin d’humour et prend le pseudonyme d’Urs, dont il signera toutes ses œuvres.

Il rencontre un franc succès avec ses dessins publiés dans Paris Match ou encore dans La Gazette. Parallèlement à sa production d’illustrations, il se donne à la peinture surréaliste, mélangeant figuration et abstraction, habitée par des formes biomorphiques.

En 1960, il intègre un groupe de graveurs dénommé l’Epreuve avec lequel il crée, en 1971, l’Atelier de Saint-Prex. C’est à partir de 1980 qu’il entreprend la création d’œuvres de grand format, nous donnant à voir des compositions mystérieuses, caractéristiques de son art. Il exposera dans plusieurs galeries tout le long de sa vie, avec une cinquantaine d’expositions à son actif, reflet s de sa création artistique et de ses talents de dessinateur. L’artiste décède en 2005 à Lausanne.

Groupe de femmes nues – crayon sur papier – sans date –

Raphaël Ose

22 mai

Véronik Frossard DeRose, dessinatrice et artiste peintre

Veronik Frossard Derose, née le 22 mai 1957 à St-Maurice, est une artiste peintre, illustratrice et dessinatrice de BD. Elle fait ses premiers pas dans le monde de l’illustration dès 1977 où elle publie dans différents magazines en Suisse ainsi qu’à Paris. Elle réalise aussi des affiches de publicité et des contes pour enfants.

A partir de 1993, l’artiste se consacre principalement à la peinture abstraite et figurative. Parallèlement à sa production artistique, elle créée en 1997 l’Atelier-Galerie la Vieille-Maison pour y enseigner la peinture et le dessin jusqu’en 2007.

De 1993 à 2019, elle participe à de nombreuses expositions collectives et personnelles en Suisse, en Europe et aux Etats-Unis.

En 2012, elle devient présidente de la Fondation ISHANA jusqu’à sa dissolution en 2019. Cette Fondation fait le don d’une importante somme financière à la Fondation Ateliers d’Artiste, qui permit l’achat des locaux à St-Maurice. Véronik Frossard Derose a siégé au conseil de la FAA entre 2015 et 2020.

For my lover – 1993 – crayon – 30 x 21 cm

Raphaël Ose

12 mai

Jean Apothéloz, peintre, musicien et compositeur

Jean Apotheloz est une peintre, musicien et compositeur vaudois né le 12 mai 1900 à Lausanne et décédé en 1965 à Nyon. De 1915 à 1919, il étudie à l’Ecole normale de Lausanne. Durant ces mêmes années, il prend goût aussi bien pour la peinture et la gravure que pour le chant et la musique. En parallèle, il suit des cours à l’Ecole cantonale de dessin et d’art appliqué de Lausanne. A la suite de ces études il obtient, en 1930, le brevet de dessin qui lui permet d’enseigner au collège scientifique de Lausanne. Ces œuvres picturales sont majoritairement de style postimpressionniste, marquée par une touche libérée et pleine de vigueur. Il ne faut pas négliger sa production d’œuvre sur papier, qui reflète parfaitement sa maîtrise technique du dessin.

Dès 1946, il arrête l’enseignement et se consacre à sa carrière de peintre. C’est aussi durant ces années qu’il compose et écrit de nombreuses œuvres instrumentales et vocales. Sa production d’œuvres musicales est considérable ; elle a fait l’objet, en 1977, d’une publication intitulée Inventaire du Fonds musical Jean Apothéloz.

Femme aux fleurs – 1955 – Huile sur toile – 92 x 73 cm

Raphaël Ose

10 mai

Georges Schneider, dessinateur et sculpteur

Georges Schneider est un artiste suisse, né le 10 mai 1919 dans le Jura bernois, et décédé à Nogent-sur-Marne (France) en 2010. Il suit des études de lettres à l’Université de Genève et, en 1946, s’installe dans la capitale française, y débutant sa carrière artistique. Il fréquente l’artiste Ossip Zadkine, un des plus grands maîtres de la sculpture cubiste, qui donne des cours à l’Académie de la Grande Chaumière à Paris.

Georges Schneider est avant tout un dessinateur au large panel de techniques (fusain, mine de plomb, encre de Chine) et un sculpteur de terre cuite et de bronze. Il s’illustre aussi bien dans les sujets religieux, notamment par la réalisation de bas-reliefs d’autel, que dans les représentations animales ou humaines. Son art est marqué par la recherche du mouvement et caractérisé par des figures étirées et amincies.

Sa carrière est marquée par un grand nombre d’expositions personnelles à partir de 1958, en Suisse, en France, au Pays-Bas et en Italie. Malheureusement, en 1992, un grave accident l’interrompt dans sa création et l’artiste restera presque inactif jusqu’à sa mort.

Le défricheur – 1962 – bronze – 51x18x39 cm

Raphaël Ose

4 mai

Josette Ruche-Coeytaux, artiste lausannoise

Josette Ruche est une artiste vaudoise née en 1920 à Lausanne, ville où elle réside jusqu’à sa mort en 2007. Elle débute sa formation à l’École des Beaux-Arts de Lausanne suivant les cours du célèbre peintre Charles Chinet ou encore ceux de Casimir Reymond. Par la suite, elle devient membre de la section vaudoise de la Société Suisse des Peintres et Sculpteurs, témoignant de son implication dans l’art du canton. La production de l’artiste aborde tous les genres, aussi bien le nu, la nature morte que le paysage urbain ou de campagne.

À la sortie de sa formation, en 1943, elle participe à plusieurs expositions collectives. Puis, dès 1969, elle expose seule à Lutry, puis en 1974 dans sa ville natale. Cette même année, elle reçoit le « Prix de peinture 1974 » à la suite de son exposition à la Galerie Arts et Lettres de Vevey, ce qui contribue à la notoriété de son œuvre. La suite de sa carrière d’artiste, jusqu’à sa mort au début des années 2000, est mal connue.

Nature morte aux fruits – non daté -huile sur toile – 40×36 cm

Raphaël Ose

20 avril

Marcel Frère, 1906-1992

Né le 20 avril 1906 à Tourcoing, dès l’enfance, Marcel Frère est passionné par le dessin et la peinture. À tel point que ses parents lui installent un atelier dans le grenier de la maison familiale ; à 18 ans, il entre à l’École des Beaux-Arts de Paris, s’inscrivant simultanément à l’École du Louvre pour y étudier l’histoire de l’art.

Sa formation terminée, il voyage en Italie ou en Espagne, où il crée avec acharnement. Alors qu’il est fait prisonnier, durant la 2ème guerre mondiale, il peindra et dessinera encore, avec un matériel de fortune. De retour à Paris, Frère retrouve son atelier proche du Jardin du Luxembourg et, lors de séjours réguliers en Auvergne, dans le Midi et en Suisse, il exécute avec avidité des paysages et des portraits, comme en témoigne le tableau ci-dessous (L’usine, 1952). La nature morte l’inspire aussi beaucoup, le conduisant parfois à l’abstraction.

Des commandes publiques l’amènent à faire des fresques à Aurillac, Chalon-sur-Marne et dans le région d’Aix-en-Provence. Peignant sans relâche, il expose beaucoup et travaille jusqu’à son décès, en 1992.

Jacques Laurent

14 avril

Claire Weber, née au XIXème siècle !

Née en 1897 à Delémont et décédée en 1976 à Lausanne, Claire Weber, une artiste très discrète et solitaire, a essentiellement peint des natures mortes et des paysages, comme le témoigne le tableau ci-dessous. Elle s’est formée à l’Ecole des Beaux-Arts de Lausanne, puis auprès du célèbre artiste français Maurice Denis, à Paris. Ces années marquent fortement son style : elle juxtapose les couleurs vives et maîtrise les formes avec une grande habilité, donnant à voir une composition harmonieuse et joyeuse. Elle a partagé une exposition avec une autre artiste dont la FAA a le privilège de posséder le fonds, Violette Diserens.

 Raphaël Ose

9 avril

Nanette Genoud qui aurait fêté ce jour-là ses 114 ans

Jeanne-Pierette Genoud dite Nanette Genoud est née le 9 avril 1907 et décédée le 30 novembre 1987 à Lausanne. L’artiste vaudoise suit une formation à l’école de Dessin de Lausanne et achève sa formation à Paris à l’académie Colarossi. Elle acquiert une rigueur technique et artistique lui permettant de parfaitement maîtriser aussi bien les dessins de nus, de portraits que de paysages. A travers de nombreux voyages (dans les îles hispaniques, en Grèce et en Italie) elle enrichit sa production avec des sujets riches et variés. Dès 1952, Nanette Genoud pratique la lithographie, qui devient sa technique de prédilection, comme en témoigne ce remarquable portrait “Le Lipariote” réalisé en 1955.

Merci à Raphaël pour cette description