Août 2021 * La FAA reçoit un don important en souvenir de l'artiste Paul Wüst (1898-1987)

« Admiratifs de tous les travaux réalisés jusqu’à ce jour par la Fondation, et avec le souhait de la voir poursuivre dans cette belle direction, nous avons le plaisir de vous informer que nous faisons un don important à la Fondation en souvenir de notre père Paul Wüst, dont l’œuvre se voit en de si bonnes mains ».

Telle est la première phrase de la missive que la FAA a reçue le 30 juillet dernier, de la part de Mme et M. Christiane et Olivier Noverraz-Wüst, ainsi que de celle de Mme Antoinette Leresche-Wüst.

La FAA reçoit donc avec reconnaissance ce magnifique cadeau ; il lui permettra de poursuivre la mise en valeur des fonds d’artiste que lui ont confiés à ce jour plus de soixante familles de descendants d’artistes, et en particulier le remarquable fonds de Paul Wüst, fort de plus de 3500 oeuvres.

Jacques Laurent

Mai 2021 *Jean-François Pahud fait don du fond d'artiste d'Émile Pahud à la FAA

Fin mars, la FAA a eu le privilège de recevoir le fonds d’artiste d’Émile Pahud. Une belle collection de beaucoup d’œuvres de ce peintre et pédagogue né à Nyon en 1907 après trois sœurs. Rapidement orphelin, son adolescence est surtout marquée par l’aide qu’il doit apporter à sa mère, devenue épicière à Lausanne. Bon élève, sa passion du dessin se manifeste dans ses cahiers, abondamment illustrés. Mais en fils responsable, il fait une formation d’instituteur, métier plus rémunérateur que peintre.

Sa passion pour l’art le conduira toutefois à devenir maître de dessin, métier qu’il exercera jusqu’à sa retraite, devenant successivement chargé de cours à l’École cantonale vaudoise des Beaux-Arts, puis professeur de dessin au Collège classique, aux Écoles normales du Canton de Vaud et à l’actuel EPSIC. «La peinture, écrit son fils Jean-François, malheureusement pour nous et pour lui, ne reste qu’un à-côté. Très absorbé par son enseignement, Émile Pahud n’aura que les vacances scolaires pour s’y consacrer».

Ce qui n’empêchera pas ce dessinateur, peintre et sculpteur, décédé en 1988, d’être délégué de la Société des peintres, sculpteurs et architectes suisses, président de la Société vaudoise des Beaux-Arts, d’exposer quelques fois ses œuvres et de mettre sur pied plusieurs expositions pour d’autres artistes. A l’instar d’Hermanjat et de Chinet, dont quelques tableaux ont aussi été remis à la FAA à l’occasion de la donation du fonds de l’artiste.

Jacques Laurent

Avril 2021 * Saint-Gingolph: un parcours pictural met en lumière la châtaigneraie historique

Le parcours pictural installé depuis peu dans la châtaigneraie de St-Gingolph ne laisse pas la FAA indifférente, loin s’en faut !

L’amateur d’art et de nature y débusquera 32 œuvres de John-Francis Lecoultre, reproduites sur des bâches géantes, à l’initiative de la fille du peintre, Béatrice. Or, cette dernière, membre du Comité de l’Association des AmisFAA, a décidé de céder le fonds d’atelier de son père à la fondation. D’ailleurs, Béatrice Aubert-Lecoultre a d’ores et déjà fait cadeau, le 4 mai dernier, de sept splendides pastels de son père.

On rappellera que ce dernier est né au Locle en 1905, dans un milieu de graveurs, d’horlogers et d’orfèvres. Même si sa famille s’est établie à Clarens, John-Francis Lecoultre retournera dans les Montagnes neuchâteloises pour se former à l’École d’art de la Chaux-de-Fonds, où l’a précédé sa sœur Violette.

Dans cette région, empreinte des créations de Charles L’Eplattenier, un événement artistique a vraisemblablement contribué à la passion du futur bijoutier pour la peinture et la sculpture : la décoration de l’Hôtel de ville du Locle, par Ernest Biéler. De 1925 à 1939, l’existence de John-Francis Lecoultre se déroulera entre Paris et la Suisse, entre peinture, sculpture et arts décoratifs. À plusieurs reprises, il exposera avec sa sœur Violette, graveuse et orfèvre. 

Malgré la longue mobilisation imposée par la 2ème guerre mondiale, John-Francis Lecoultre ne cessera pas de peindre et de modeler; dès 1945, il ne quitte plus Clarens et sa famille. Modeste, à l’écart de la vie artistique vaudoise, il continue de créer jusqu’à son décès en 1990, le pastel étant sa technique de prédilection.

L’exposition de St-Gingolph est donc à recommander à double titre au moins : pour la beauté des œuvres et l’originalité de la démarche.

Jacques Laurent

Avril 2021 * La FAA offre six Pierre-Humbert au MBAL

Le 30 mars, le Musée des Beaux-Arts du Locle (MBAL) était en déplacement à St-Maurice. Non seulement pour une visite à la FAA, mais pour y prendre possession de six œuvres de Charles Pierre-Humbert que la fondation lui a offertes !

Cette donation couronne l’heureuse collaboration établie entre la FAA et le MBAL, grâce à laquelle, le 10 septembre 2020, le centenaire de la naissance du peintre, né au Locle, a été célébré. Empruntant au raffinement des chambres ensoleillées, aux nus féminins dans la plénitude de leur sommeil d’été radieux, aux objets devenus personnages dans des dialogues de connivence, les toiles diffusent discrètement le parfum de leur image, écrivait en 1988 Pierre Von Allmen, alors conservateur du Musée des Beaux-Arts de Neuchâtel.

Les trois huiles offertes au MBAL illustrent cet émerveillement, les deux gouaches viennent le confirmer et le fusain lui-même a ce parfum. Le MBAL ne possédait que peu d’œuvres du célèbre Loclois ; la sélection de ces six tableaux, faite par Séverine Cattin, conservatrice adjointe au MBAL, et Walter Tschopp, conservateur de la FAA, contribuera ainsi à l’enrichissement et à la cohérence de la collection du musée loclois.

Jacques Laurent