Pour que les fonds d’ateliers* de nos peintres romands ne tombent pas dans l’oubli

* le fond d'atelier ou le fond d'artiste regroupe les éléments révélant le parcours et la vie d’un artiste, tableaux, croquis, photographies, carnets, archives, etc., autant d’objets qui sont la propriété d'un artiste ou de ses ayants-droit et qui permettront de restituer et de valoriser son œuvre.

Encore

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avant l'exposition inaugurale "Redécouverte"

SUR LE FIL

La FAA est maintenant officiellement chez elle

Après deux ans de travaux coordonnés par Catherine Piguet, membre du conseil FAA, les locaux ont été inaugurés le 9 juin par les artisans qui se sont voués à cette rénovation exigeante, le 11 juin par les autorités cantonales et communales, et le 12 juin par l’Association des Amis de la FAA.

Les locaux d’exposition sont dorénavant placés sous la responsabilité du le professeur Philippe Kaenel, historien de l’art; les surfaces d’inventaire et de conservation sont, eux, sous la direction de Walter Tschopp, ancien conservateur du Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel.

L’exposition inaugurale est prévue le 6 novembre 2021, accompagnée d’un ouvrage présentant les 58 artistes dont les fonds sont actuellement sauvegardés par la Fondation.

Ni musée, ni galerie, la FAA développe un concept de valorisation unique en Suisse romande: Après avoir inventorié chaque fonds d’artiste, la FAA détermine quelques dizaines d’œuvres inaliénables représentant le parcours de l’artiste. Les autres œuvres seront ensuite proposées à la vente à l’attention des amateurs d’art. Dans le cadre de l’inventaire de chacun des fonds qui lui sont confiés, la FAA archive aussi les documents personnels des artistes qui illustrent de manière pérenne la vie et l’œuvre de l’artiste concerné.

Radio Chablais sur la place du Parvis à St-Maurice, une occasion pour Jean Menthonnex, Président de la FAA, de présenter brièvement les activités de la fondation

ACTUALITÉ

les anniversaires du mois

25 septembre

Albert Enz, le peintre des paysages jurassiens

Albert Enz, né en 1909 à Winterthur, est l’enfant unique d’un père suisse allemand et d’une mère romande. A l’âge de 9 ans, sa famille déménage en France où elle s’installera successivement à Saint-Etienne, Strasbourg, Marseille, puis près de Paris, en 1927. Albert intègre alors l’École Boulle et suit les cours d’ensemblier-décorateur.

Dès 1929, il est ouvrier décorateur jusqu’en 1937, année qui le voit débuter une carrière de 26 ans dans les chemins de fer, à Lyon. Durant ses loisirs, Albert Enz peint, des paysages en particulier, et notamment les rives de l’Yerres dans le Sud-Est de Paris. En 1963, il revient en Suisse et emménage au Locle ; les paysages jurassiens avec leur palette de couleur aux tonalités proche de celles du peintre Jean-Baptiste Camille Corot, le séduisent.

Il voyage quelque peu hors de Suisse, au Tessin et en Provence, des voyages qui nourriront sa peinture. Albert Enz expose à plusieurs reprises au Musée des Beaux-Arts du Locle et dans plusieurs galeries jurassiennes. Vers 1980, il approche la nature morte, mais son décès en 1982, suite à une maladie pulmonaire, interrompt brutalement son élan créatif.

Le bouilleur de cru, sans date, huile sur bois aggloméré, 60 X 49

Raphaël Osé

24 septembre

Ami Durussel, un graveur sur bois 

Ami Durussel est un peintre, photographe et graveur suisse né en 1938 à Lausanne. Il passe une grande partie de sa jeunesse dans la Vallée de Joux, puis à Morges et enfin au Mont-sur-Lausanne. Mécanicien-électricien de formation, il exerce plusieurs métiers dans ce domaine.

À 60 ans, l’artiste sa lance dans une œuvre atypique, inspirée de motifs linéaires produits par le passage des insectes xylophages ; il reporte ces résultats sur des supports rongés par les insectes, sur papier ou bien en peignant directement le bois. Ses compositions sont à la fois habitées par des formes abstraites et des figures humaines, laissant le spectateur rêveur et interrogatif.

En 2002, il expose pour la première fois à Pully ; en 2004, il présente de nouvelles créations à la JayKay Gallery à Carrouge (VD). L’originalité de sa production lui permettra d’exposer encore plusieurs fois, entre 2010 et 2018, en Suisse comme à l’étranger.

Sans titre, 2006, impression sur toile, 42 X 50 cm

Raphaël Osé

21 septembre

Rodolphe Gaulis, un habile coloriste 

Rodolphe Gaulis, né en 1931 à Paris, est un peintre, graveur et sculpteur suisse ; il est également le petit-fils du célèbre peintre suisse Fernand Gaulis. De 1949 à 1951, il suit une formation à l’Ecole cantonale de dessin et d’art appliqué de Lausanne où il fera connaissance de plusieurs artistes romands, dont Casimir Reymond, Violette Diserens et Marcel Poncet.

Vers 1960, il s’installe à Châteauneuf de Grasse, sur la côte d’Azur française puis à Paris vers 1970, revenant finalement en Suisse en 1972. Dès 1955, il exposera à plusieurs reprises à Paris, notamment au Salon d’Automne, en 1968, ou plus tard en Suisse, à l’occasion d’expositions personnelles. Il réalise également une peinture murale à la Banque UBS de Lausanne. Après une carrière marquée par une riche production, Rodolphe Gaulis s’éteint en 1994 à Lausanne.

Son œuvre est marquée par une recherche sans concession autour du corps, de la femme plus particulièrement, en utilisant des techniques très particulières mélangeant huile et collages.

Nu à la fenêtre, sans date, huile sur bois, 84 X 60 cm

Raphaël Osé

16 septembre

Carmen Hartmann-Ammann, une artiste aux paysages de style post-impressionniste

Carmen Ammann, née en 1917 à Bâle, est une artiste peintre et dessinatrice suisse. Son parcours reste méconnu jusqu’à son entrée à l’Ecole des Beaux-Arts et d’art appliqué de Lausanne en 1941 ; là, elle rencontre l’artiste peintre et graveur Richard Hartmann, son professeur, qui deviendra son mari l’année suivante. Carmen adopte alors Nanette en qualité de nom d’artiste.

Elle ne participe qu’à peu d’expositions, misent à part celles qu’elle monte pour la Galerie Entr’Acte de Lausanne, de 1953 à 1959, puis jusqu’en 1987 dans diverses galeries de Vevey et Lutry. Elle est aussi membre de la Société suisse des femmes peintres, sculpteurs et décorateurs.

Sa peinture présente un style postimpressionniste, fortement lié à celui de son mari. La comparaison entre les œuvres du couple permet de déceler une source d’inspiration réciproque, tant du point de vue du sujet que du style. Nanette s’éteint en 2005, cinq ans après la disparition de son conjoint.

Sous-bois avec chemin, sans date, encre sur papier, 43 X 30 cm

Raphaël Osé

14 septembre

Henry Meylan, un artiste du regard

Né en 1895 à la Vallée de Joux, Henry Meylan s’adonne au dessin depuis sa plus tendre enfance. Malgré son affection envers les arts, il se voit rapidement contraint à poursuivre une formation de notaire, et ce sans grande conviction. La guerre faisant rage, cette formation n’aboutit pas et Henry Meylan se voit mobilisé en 1915. Au cours de cette mobilisation, il fait alors l’objet d’un accident tragique et perd ainsi définitivement l’ouïe. Bien que cette surdité nouvelle chamboule durablement sa vie, le jeune vaudois ne s’apitoie par sur son sort ; c’est notamment avec ferveur qu’il entreprend des études à l’Ecole des Beaux-Arts de Genève en 1918. Au terme de deux années estudiantines, Henry Meylan réalise une première grande exposition et débute sa carrière artistique en fanfare. Cette exposition s’est ainsi faite le tremplin vers une grande et prolifique carrière. Tant et si bien que l’artiste vaudois obtient alors à plusieurs reprises des bourses ou des prix afin d’honorer et féliciter ses créations.

Si les séjours de l’artiste en Europe ont alors nourri sa production, il est indéniable qu’Henry Meylan a su tirer profit de sa singularité afin de rendre compte de mélodieux paysages et d’offrir la vision de scènes de genre prégnantes. Sa carrière artistique prend notamment un tournant dès 1939, lorsqu’il se fait l’illustrateur officiel de la vie quotidienne des soldats mobilisés. Ses productions durant cette période de guerre se révèlent ainsi comme une richesse tant historique qu’artistique. Outre ses dessins ou ses peintures de paysage, Henry Meylan s’illustre également dans les portraits, bien souvent de femmes. Il parvient alors à retranscrire une certaine intériorité humaine. L’artiste décède en 1980, laissant derrière lui des œuvres empreintes d’une poésie vibrante et marquées d’une sensibilité du regard.

Femme assise à la robe verte, sans date, huile sur toile, 84 x 60 cm

Solène Thomas

6 septembre

Marcel Stebler, peintre amoureux des paysages urbains

Né en 1906 à Montreux, Marcel Stebler est un peintre et dessinateur vaudois qui, très tôt, présente de très bonnes dispositions pour la peinture ; dès 1924, il fréquente l’atelier du peintre François de Ribaupierre, puis, en 1928, entame une formation à l’Ecole des arts et métiers de Vevey. A 25 ans, il intègre le célèbre atelier de la Grande Chaumière à Paris.


Sa carrière artistique devient publique dès son retour à Lausanne, vers 1940, mais surtout en 1942, lors de sa première exposition à Zürich. En 1955, il recevra la médaille d’argent à la Biennale de Menton pour sa toile La Seine à Paris. Sa création sera marquée par de nombreux voyages en Normandie, en Italie, en Espagne, au Maroc et dans le sud de la France.


L’artiste peint essentiellement des paysages urbains, de décombres et de ruines, caractérisés par une composition rigoureusement construite, mise en valeur par une palette de couleurs sombres. Vers la fin de sa vie, il se voue à la peinture abstraite, davantage colorée. L’artiste s’éteint à l’âge de 60 ans, la veille du vernissage de sa première exposition à Montreux.

Genève, 1947,
huile sur toile 38 x 55 cm

Raphaël Osé

5 septembre

Marie-Louise Carrard-Kohler, peintre vaudoise prolifique

Peintre et graveuse accomplie, Marie-Louise Carrard-Kohler est née en 1901 au sein de la célèbre famille lausannoise de chocolatiers, les Kohler. Alors éprise des arts, Marie-Louise débute sa formation artistique à l’âge de vingt-deux ans auprès de Georges Aubert à Lausanne. En 1924, elle décide de rejoindre l’école des Beaux-Arts de Lausanne ; elle a l’occasion d’y suivre des cours dispensés par l’artiste vaudoise Violette Diserens. Au terme de deux années de formation, Marie-Louise décide de quitter la capitale vaudoise afin de s’installer à Paris. Elle va y parfaire son éducation artistique à l’Académie Ranson, puis accèdera à l’atelier d’esthétique contemporaine de Paul Bornet ainsi qu’à l’atelier d’imprimeur d’art de Georges Visat.

En 1937, à son retour en Suisse, l’artiste vaudoise devient également membre de la Société Suisse des Femmes Peintres, Sculptrices et Décoratrice (SSFPSD), avec qui elle collabore régulièrement lors d’expositions. Sa carrière artistique prend dès lors de l’ampleur et Marie-Louise Carrard-Kohler est alors exposée tant en Suisse qu’en France.

Nourrie par ses formations et ses nombreux voyages en Europe, au Brésil ou encore en Israël, l’artiste vaudoise propose ainsi des compositions tant naturalistes que graphiques et modernistes. Elle tend alors à rendre compte d’un équilibre harmonieux afin de dévoiler au regard une douce ambiance contrastée. Au gré des paysages et des scènes de genre, ses peintures et ses gravures se font également le miroir de sociétés marquées par le labeur et la pauvreté. Marie-Louise décède en 1981 à Pully après avoir eu une carrière artistique prolifique.

Nature morte aux deux pots, 1958, aquatinte sur papier, 34 X 43 cm

Solène Thomas

ÉVÉNEMENTS

Un coup de chapeau à ...

Patrice Allanfranchini, conservateur du Musée de Boudry (NE) lors de sa visite à Saint-Maurice le 6 juillet dernier

Patrice Allanfranchini (à droite) a été accueilli à la fondation dont il a fait une visite complète. Passant toute la journée à St-Maurice, il s’est longuement entretenu avec Walter Tschopp, conservateur de la FAA (à gauche) et Jacques Laurent, chargé de communication de la FAA.

 

… La FAA qui offre six Pierre-Humbert au MBAL

Le 30 mars, le Musée des Beaux-Arts du Locle (MBAL) était en déplacement à St-Maurice …

Jean-François Pahud pour la remise du fond Emile Pahud

Fin mars, la FAA a eu le privilège de recevoir le fonds d’artiste d’Émile Pahud. Une belle collection…

La remise du fonds Émile Pahud : à gauche,
Jean Menthonnex, Président de la FAA, à droite,
Jean-François Pahud, fils de l’artiste.

… La commune de Saint-Gingolph pour son parcours pictural qui met en lumière la châtaigneraire  historique …

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